« Ma mère me dit qu'elle est fatiguée de vivre... »
« Mon père me répète qu'il serait peut-être mieux de partir... »
« Je ne sais plus quoi lui répondre... »
Ce sont des phrases que certains proches aidants entendent un jour. Et elles sont souvent bouleversantes.
Pourtant, parler de la mort ne signifie pas toujours vouloir mourir.
Avec l'âge, les pertes s'accumulent : le conjoint, les amis, l'autonomie, parfois le domicile ou certaines habitudes de vie.
Certaines personnes âgées ressentent alors le besoin de mettre des mots sur leurs peurs, leur fatigue, leurs questionnements ou leur fin de vie. Elles n'attendent pas forcément une réponse. Elles ont souvent simplement besoin d'être écoutées.
Pour les enfants, ces conversations sont parfois très difficiles. Parce qu'ils aiment leurs parents, ils souhaitent les rassurer, changer de sujet ou leur redonner de l'espoir. C'est une réaction profondément humaine.
Mais il est parfois plus facile de parler de ces sujets avec une personne extérieure, qui écoute sans jugement, sans chercher à convaincre, et qui laisse la place aux émotions.
Parler de la mort, de ses peurs ou de ses questionnements n'accélère pas les choses.
Au contraire, cela peut parfois apaiser.
Parce qu'au fond, ce dont beaucoup de personnes âgées ont besoin, c'est d'être entendues dans ce qu'elles vivent
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